FAQ : Toute vie mérite-t-elle un livre ?

Toute vie mérite-t-elle un livre ? Excellente question… Répondons « oui » instantanément, sans détour, mais listons consciencieusement nos arguments. Car d’aucuns verront inévitablement dans cette réponse une forme de démagogie, et il s’agit là d’une perception qui reflète inconsciemment les appréhensions, les peurs, les doutes qui précèdent la mise en route d’un projet biographique. La prise de décision est souvent longue, hésitante, jalonnée de questionnements et d’idées reçues qui laissent un narrateur potentiel sur le « bord de la touche » du récit de soi.

On entendra souvent : « Je n’ai rien à raconter… Ma vie est tout ce qu’il y a de plus banal. Je n’ai rien fait de particulier. » Autrement dit, le contre-argument parfait à notre réponse si franche et si affirmative à la question initiale de cet article. Alors, autant le dire de façon directe : même la vie la plus ordinaire remplira aisément 80 pages, sans doute même bien davantage… « Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter » écrivait Jean-Paul Sartre. Imaginez ce que cela peut donner pour une vie extraordinaire !

En utilisant le dernier mot de la phrase précédente, néanmoins, on aborde un autre facteur d’hésitation : l’humilité, parsemée de pudeur. Raconter sa vie, dans son intégralité ou en zoomant sur une étape particulière, n’est évidemment pas anodin… En écrivant une autobiographie, on peut se dire : « je vais passer pour un prétentieux » ; de façon catégorique, là encore, nous pouvons affirmer que c’est une vision erronée, car tout est « modestie » dans ce processus de création d’un livre que l’on pourrait qualifier de « simple », imprimé généralement à faible tirage, destiné à transmettre un patrimoine émouvant à un cercle familial et amical ravi de découvrir cet ouvrage dont il est parfois le commanditaire. Le récit de vie n’est pas réservé aux personnalités, aux « grands » de ce monde… Ainsi, quand nous entendons l’argument timide affirmant que « ça n’intéressera personne », nous (les écrivains biographes) rions discrètement par avance en songeant aux 30 ou 50 exemplaires de l’ouvrage qui sortiront des presses de l’imprimeur au terme de cette aventure

Simultanément, on évacue toute démarche « nombriliste » car en parlant de soi, on parle nécessairement des autres : les personnes que l’on a rencontrées, les amis, les amours, les collègues, les ancêtres décédés ; on interroge ses proches pour vérifier que la mémoire ne nous joue pas des tours, pour confirmer une date ou balayer un doute, et c’est aussi avec eux, peut-être, que l’on choisira les images (photographies et documents divers) qui viendront illustrer le livre. Nous sommes donc loin de la tour d’ivoire ! L’acte biographique devient au contraire une véritable ouverture aux autres.

En résumé, observez ce petit nuage de mots qui nous rappelle que si le doute et l’hésitation sont compréhensibles, il n’en reste pas moins vrai que « toute vie mérite un livre ». Incontestablement.

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